Mélismatique

22 décembre 2007

Je regarde ces photos de toi, de nous. Elles ne me font plus rien. Hier encore tu me rendais triste et je ne savais pas quoi faire pour m'en sortir. Je m'indignais parce que les gens autour de moi qui font les cygnes blessés semblent oublier leurs maux de coeur en deux mois. Je reçois ces mots de toi et je ne sais pas trop quoi en faire. Je suis d'abord soulagée. Et ensuite, tu me sembles proche, puis si loin. Je ne sais plus qui tu es ni ce qu'on aurait pu devenir. Je ne sais pas comment te répondre puisque je t'ai suivi et que des deux côtés le chemin semble dur et instatisfaisant. Je voudrais te voir et entendre ta voix pour remplir le vide, pour éviter cette marée de sentiments. Je voudrais être celle qui t'apaise mais je ne suis pas assez forte pour la comédie de l'amitié. Nous sommes loin, tu as décidé que cela n'était pas possible, tu es allé voir ailleurs, ça ne marche pas. Que puis-je te dire, que puis-je faire d'autre?

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01 décembre 2007

J'ai trop laissé vieillir mon service en argent. Il faudra du temps pour l'astiquer.

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02 octobre 2007

Je sens ma vie toute vide sans toi.

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22 septembre 2007

Tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques, tu me manques...

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02 juin 2007

guggenheim13

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01 juin 2007

Je n'écrirai pas ce soir. Ce n'est pas une prétérition, je me suis mal exprimée. Je n'écrirai pas ce que je ressens ce soir. Parce que je fais appel de toutes mes forces à ma raison, et que si je commence à écouter mon coeur, tout s'effritera et sera balayé par une bourrasque froide. C'est tout.

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07 mai 2007

Je ne m'étais pas demandé une seule fois pour qui tu pourrais bien voter avant ce soir. Et encore.

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25 avril 2007

Mon Coeur, Prends les armes, fais toi entendre...
Oublie tes larmes, fais toi tendre...
Délaisse le passé, fais toi doux...
Ne te sens plus offensé, fais toi neuf...

On remarque des détails qu'on est le seul à voir chez l'autre. Sa façon de marcher, d'écouter, ses regards en biais, le taux d'ébouriffement de ses cheveux... On croise son regard, on n'ose d'abord pas plonger dedans. On parle un peu, on se rend compte qu'on se dit des bêtises, juste pour parler. Puis on se met à espérer. Chaque jour toujours plus. Et puis on s'attache. Beaucoup trop. Un beau matin, quelque chose vient nous glacer le sang. Et on n'arrive jamais à se rattraper.
Et là?

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Je pensais que tu ne me ferais pas pleurer avant un long moment...

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11 avril 2007

« J'ai peur.
    Peur que tout rate. Alors qu'au fond, je n'ai même pas de but, sinon réussir...
    Peur de ne plus être à la hauteur en musique.
    Peur d'échouer à tous les rites de passage et de n'avoir plus de solution, même s'il y en a toujours... Je ne sais que faire. J'ai peur de rester, j'ai peur de partir. J'ai peur de me retrouver seule en terre inconnue avec une charge trop lourde pour mes épaules. Petite moi perdue dans la jungle.
    J'ai peur parce que je ne me connais plus. Je sais au moins ce que je préfère, mais j'ai peur de ne plus trouver d'échappatoire en affrontant directement les deux domaines qui me tiennent à coeur, de me noyer. Ne faire plus que cela, n'avoir le temps de rien d'autre. Quel bonheur, quelle terreur.
    Étrange comme chez moi le bonheur est souvent lié au mal être. C'est "trop de", trop de tout, tout à coup. Étouffement soudain qui succède à l'euphorie.

     Depuis des mois, je suis comme dans ce serpent de Richard Serra. J'avance, je suis les courbes, parfois je me cogne aux parois qui se resserrent.
     Je cherche mon chemin, j'essaie de ne me pas me perdre en route, de me prendre par la main. Le résultat est difficile à cerner. Je suis fatiguée, je vois flou. Il n'y a effectivement pas de tableau fluo avec de gros aimants qui clignotent de partout pour me dire où aller à chaque pas, pas de grosse croix pour me dire "tu es en là".

Certaines solutions sont meilleures que d'autres. Je cherche ma clé éphémère mais solide.
»

     Quelques mois plus tard, j'ai réussi l'un de ceux que j'appelais "rites de passage". Cet après-midi encore, je regardais ce "texte" avec un semblant de sourire sur les lèvres. Un petit "tu vois, tu t'en es pas trop mal sortie" résonnait dans ma tête.
    J'ai été à la hauteur en musique. J'ai presque pleuré de joie en apprenant la nouvelle. Et puis j'ai eu ma période de doute. J'ai été désemparée de constater qu'après l'avoir espéré de toutes mes forces, après y avoir travaillé avec acharnement, après avoir tout jeté loin derrière pour réussir et légèrement boycotté mon année, je n'y attachais plus grande importance. Bien sûr que j'allais le faire, comment refuser. Mais... Mais... Et puis le doute s'en est allé. Ne restait plus que le choix, le sacrifice qui se présentera à moi plus tôt que je ne le voudrais, autoritaire, exigeant.
     J'y voyais moins flou. Hier, lorsque je me suis retrouvée devant ces murs gris, dans cet espace aux allures de désert, j'ai compris que ce lieu n'était pas fait pour moi. Il fallait donc que je parte, puisque je ne souhaite pas faire la deuxième année. Plus aucun regret en pensant au choix que je fais de quitter cette ville, puisqu'elle ne peut plus répondre à mes attentes.      
     Tantôt, je n'avais plus qu'à me dire qu'il fallait juste laisser filer le temps, pour savoir ce qui me tenait le plus à coeur là-bas. Je pensais que j'étais moins perdue, que je pouvais être un peu en confiance.

     Et puis les questions reviennent. Les angoisses quant à l'avenir. Cette angoisse lourde qui pèse en nous tous, j'en suis sûre. Se lancer dans de longues études pour lesquelles on nous serinne que les postes sont rares. Se lancer envers et contre tout, malgré tout. Et pourtant, pourtant. On a peur, non? Moi si.
     Jusqu'à ce soir, je n'avais jamais songé au fait que si je ne réussissais pas à entrer dans CE master, le seul master qui me convienne dans la "filière x choix", tout serait fini, qu'il n'y avait pas d'alternative. Que c'était réussir ou se retrouver à la rue avec trois années de gâchées. Non, bien sûr, pas gâchées. Tant de bonheurs doivent s'accumuler durant ces trois années. Tant de découvertes. Et pourtant. Sur le marché du travail, qu'est-ce qu'on en a à foutre de ces "bonheurs" et de ces "découvertes". Si elles ne conviennent pas, il faut se diriger vers autre chose, trouver l'issue de secours.
     Ou se perdre, plonger en eaux troubles.
     Je ne peux pas imaginer que cela m'arrive à moi. Ou si, justement, puisque je suis en train de m'écrire un avenir fictif (pléonasme?) désastreux. Je ne pourrais tout simplement pas supporter d'avoir tout plaqué pour faire marche arrière et m'agripper à cette passion qui m'entraîne depuis l'enfance, d'avoir refusé d'autres filières qui m'auraient plus facilement menée plus haut, pour me retrouver avec un diplôme qui ne vaut rien. Serai-je capable de l'avoir ce concours? Comment y penser maintenant...
    Le tout, le rien.
    C'est si dur de porter un avenir basé sur une telle multiplicité de conjonctures.
    Dans deux mois, j'aurai une autre réponse. Alors viendront d'autres questions. Ou toujours les mêmes.

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